Bien que les taux d’intérêt restent élevés, les ménages québécois conservent des intentions d’achat solides et préfèrent une stratégie d’attente pour optimiser leur projet immobilier.
Les acheteurs québécois : entre désir et prudence financière
Malgré une conjoncture économique marquée par des taux d’intérêt élevés et une accessibilité à la propriété plus difficile, les ménages québécois continuent de rêver à l’achat d’une maison ou d’un condo. Notre équipe le constate quotidiennement : de nombreux acheteurs potentiels, motivés et bien préparés, préfèrent simplement patienter le bon moment avant de se lancer.
Cette attente, bien qu’elle puisse paraître frustrante, est souvent synonyme de stratégie et de prudence. Dans les quartiers dynamiques du Grand Montréal, où la demande reste forte malgré les fluctuations économiques, les acheteurs préfèrent aujourd’hui observer les tendances, ajuster leurs attentes et se préparer pour un retour du marché plus favorable.
Ce que l’étude de la SHQ et l’APCIQ révèle
Une récente enquête menée par la Société d’habitation du Québec (SHQ) et l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) vient confirmer ce que nos courtiers constatent sur le terrain : les intentions d’achat demeurent fortes, même si plusieurs ménages préfèrent attendre avant de passer à l’action.
Les répondants ont été interrogés sur leurs intentions d’achat au cours des cinq prochaines années, leurs freins à l’acquisition, le prix qu’ils envisagent de payer, ainsi que leur perception de l’évolution des loyers. Ces données permettent de mieux comprendre la psychologie des acheteurs québécois et d’adapter l’accompagnement que des courtiers expérimentés offrent à leurs clients.
Un comportement d’achat toujours bien ancré
Malgré les incertitudes, un ménage sur cinq a tout de même acheté une propriété au cours des cinq dernières années. Cette donnée, très révélatrice, montre que l’achat immobilier reste une priorité forte pour beaucoup de Québécois.
Les familles, les jeunes professionnels et les investisseurs immobiliers continuent de manifester un réel intérêt pour l’achat de propriétés, même si certains reportent leur projet à moyen terme. Les résultats actuels témoignent d’ailleurs de cette vitalité du marché : plusieurs ventes réalisées malgré les conditions de financement plus exigeantes, et des acheteurs qui s’adaptent en revoyant leurs critères de recherche, tout en restant prêts à saisir une belle opportunité.
Des intentions d’achat plus marquées chez les jeunes générations
L’étude révèle que 22 % des répondants envisagent toujours d’acheter une propriété au cours des prochaines années — une proportion stable, voire légèrement à la hausse par rapport à l’année précédente. Ce chiffre est d’autant plus remarquable dans un contexte où les taux d’intérêt demeurent élevés.
Chez les jeunes de 18 à 34 ans, la volonté d’acheter une première propriété est particulièrement marquée : près de 49 % d’entre eux expriment cette intention. Ce sont souvent de jeunes professionnels ou des couples qui souhaitent s’enraciner dans des quartiers dynamiques et accessibles, cherchant à concilier qualité de vie, proximité du centre-ville et budget raisonnable.
Ces jeunes acheteurs représentent une nouvelle génération de propriétaires plus informés, plus prudents, mais aussi plus stratégiques dans leur approche du marché immobilier.
Quel budget les ménages s’attendent-ils à payer ?
Les acheteurs potentiels interrogés s’attendent à payer environ 440 000 $ pour leur résidence principale. Cela représente une hausse de 34 % depuis 2020 — une augmentation qui reflète l’évolution réelle du marché.
Le prix médian des propriétés a connu une progression constante, soutenue par la forte demande et la rareté de l’inventaire. Les maisons unifamiliales se négocient souvent entre 500 000 $ et 600 000 $ dans les secteurs populaires, tandis que certains quartiers offrent encore des opportunités plus abordables autour de 400 000 $ à 450 000 $. Ces chiffres concordent avec la perception des ménages, qui évaluent correctement la réalité du marché.
Cette lucidité des acheteurs est une excellente nouvelle : elle démontre une compréhension plus fine du marché et une approche plus réaliste des budgets, facilitant ainsi des transactions plus fluides et durables.
Les défis financiers : le principal frein à l’achat
Même si la volonté d’acheter demeure, le frein principal reste le contexte financier. Près d’un jeune sur trois affirme ne pas pouvoir passer à l’action immédiatement pour des raisons économiques.
L’enquête révèle que 64 % des ménages retardent leur achat à cause des taux d’intérêt hypothécaires actuels. Chez les 18-34 ans, cette proportion grimpe à 80 %, démontrant que le coût du financement est le principal obstacle à la concrétisation des projets immobiliers.
Chez les propriétaires actuels, la pression financière se fait également sentir. Le pourcentage de ménages capables d’assumer facilement leurs obligations hypothécaires est passé de 86 % en 2021 à 72 % en 2023. Cela reflète bien la difficulté d’un marché en transition, où la stabilité budgétaire devient un enjeu majeur.
Les types de propriétés les plus recherchés
Les acheteurs d’aujourd’hui visent d’abord la résidence principale. Chez les jeunes, 78 % souhaitent acheter pour s’établir, contre 80 % chez les 35-54 ans et 81 % chez les 55 ans et plus.
Une majorité d’acheteurs recherchent un chez-soi durable, souvent un condo lumineux, un duplex ou une maison familiale avec un petit jardin. Les investisseurs, eux, se montrent plus prudents, attendant des conditions de marché plus favorables avant de multiplier les acquisitions.
Cependant, l’accompagnement personnalisé permet de continuer à soutenir plusieurs projets d’investissement locatif, notamment dans les secteurs où la rentabilité locative demeure intéressante.
La hausse des loyers : un facteur qui pousse à l’achat
Les loyers ont grimpé rapidement au Québec entre 2022 et 2023. Selon l’étude, le loyer moyen est passé de 862 $ à 963 $, atteignant 1 045 $ dans la région métropolitaine de Montréal. Ces hausses se traduisent par une tension locative accrue et une demande soutenue pour les logements disponibles.
Cette réalité pousse de plus en plus de locataires à envisager l’achat comme une solution à long terme, même si le contexte financier les oblige à patienter. Le fait d’attendre ne signifie pas renoncer : c’est souvent une manière d’être mieux préparé pour acheter au bon moment, avec un dossier solide et une stratégie claire.
Ce qui pourrait relancer le marché immobilier
Pour que les ménages québécois passent à nouveau à l’action, plusieurs conditions devront être réunies :
- Une baisse des taux d’intérêt, qui redonnerait confiance aux acheteurs et dynamiserait la demande.
- Une légère diminution des prix, favorisant le retour de l’équilibre entre vendeurs et acheteurs.
- Une hausse des mises en chantier, afin d’augmenter l’offre et d’atténuer la pression sur les prix.
Le marché devrait connaître une reprise progressive lorsque les conditions économiques se stabiliseront, permettant aux acheteurs en attente de concrétiser leurs projets.
Patience, préparation et stratégie : notre approche
L’attente actuelle des ménages n’est pas un signe de recul, mais une phase de transition stratégique. Les acheteurs prennent le temps de se renseigner, d’évaluer leurs finances et de mieux comprendre le marché — et c’est exactement ce qu’il convient d’encourager.
Notre équipe accompagne ses clients à chaque étape :
- Analyse du budget et des capacités financières
- Préqualification hypothécaire auprès des institutions
- Conseils pour négocier au bon moment
- Suivi personnalisé jusqu’à la signature
- Transparence complète sur les frais et les délais
Grâce à cette approche humaine et rigoureuse, Marwa El Moustir et Michaël Marcotte enregistrent des résultats solides : plusieurs transactions conclues, des clients satisfaits et un accompagnement reconnu pour son professionnalisme dans l’ensemble du Grand Montréal.
Questions fréquentes
Combien de ménages québécois ont l’intention d’acheter ?
Selon l’étude de la SHQ et l’APCIQ, 22 % des répondants envisagent d’acheter une propriété au cours des prochaines années. Chez les 18-34 ans, cette proportion atteint 49 %, démontrant que les jeunes générations restent très motivées par l’accession à la propriété.
Quel est le principal obstacle à l’achat immobilier actuellement ?
Le taux d’intérêt hypothécaire demeure le frein majeur. 64 % des ménages retardent leur achat à cause des taux actuels, et cette proportion monte à 80 % chez les jeunes acheteurs. Une baisse des taux changerait rapidement la dynamique du marché.
Quel est le budget moyen qu’attendent les acheteurs ?
Les acheteurs québécois s’attendent à payer environ 440 000 $ pour leur résidence principale, soit une hausse de 34 % depuis 2020. Ce budget varie selon la région et le type de propriété recherché.
La patience est-elle une bonne stratégie en immobilier ?
Oui, attendre en se préparant — améliorer son dossier de crédit, épargner une mise de fonds plus importante, se former sur le marché — permet d’agir plus rapidement et intelligemment lorsque les conditions s’améliorent. C’est une stratégie légitime et souvent récompensée.
Les loyers continueront-ils à augmenter ?
Selon l’étude, les loyers ont progressé de façon importante entre 2022 et 2023, passant de 862 $ à 963 $ en moyenne. Cette tendance renforce la motivation des locataires à envisager l’achat comme une solution à long terme.
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Que vous soyez à l’achat, à la vente ou en réflexion, l’équipe Marwa El Moustir et Michaël Marcotte de RE/MAX Harmonie vous accompagne avec expertise et transparence partout dans le Grand Montréal.
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