Maison ne se vend pas à Montréal depuis des mois : que vérifier avant de baisser le prix

Maison ne se vend pas à Montréal depuis des mois : que vérifier avant de baisser le prix

Si votre maison ne se vend pas depuis plusieurs mois à Montréal, avant de baisser le prix, vérifiez dans l’ordre : le prix demandé par rapport aux ventes comparables récentes du secteur, l’état et la présentation de la propriété, la qualité des photos et de l’annonce, la facilité à organiser des visites, la stratégie de mise en marché de votre courtier, et les conditions de financement typiques des acheteurs dans votre quartier. Une baisse de prix mal ciblée règle rarement le vrai problème.

« Ma maison ne se vend pas depuis plusieurs mois à Montréal, qu’est-ce que je devrais vérifier avant de baisser le prix ? »

C’est une des questions qu’on entend le plus souvent, autant à Hochelaga-Maisonneuve qu’à Tétreaultville, à Mercier ou à Rosemont. Une propriété reste affichée, les visites ralentissent, et le réflexe naturel est de penser que le prix est trop élevé.

Dans les faits, le prix n’est qu’un des facteurs. Avant d’y toucher, il faut faire un vrai diagnostic : est-ce le prix, la présentation, l’accessibilité, le marketing, ou simplement le mauvais moment de l’année ? Chacun de ces éléments peut expliquer, à lui seul, pourquoi une maison ne se vend pas, même dans un marché montréalais habituellement actif.

Qui répond à cette question ?

Cette réponse est signée Marwa El Moustir et Michael Marcotte, courtiers immobiliers RE/MAX actifs dans l’est de Montréal, notamment à Hochelaga-Maisonneuve, Tétreaultville, Mercier et Rosemont. Ils accompagnent régulièrement des propriétaires dont la maison traîne sur le marché plus longtemps que prévu, et font le tour complet de la situation avant de recommander quoi que ce soit — y compris une baisse de prix.

Leur approche : comprendre d’abord pourquoi les acheteurs ne concluent pas, plutôt que de sauter directement à la solution la plus simple, mais pas toujours la bonne.

Combien de temps, normalement ? Les chiffres d’août 2026

Avant de juger votre propre délai, il faut un point de comparaison. Selon les données de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) publiées le 4 septembre 2026 pour le mois d’août 2026, dans la région métropolitaine de Montréal :

  • une maison unifamiliale se vend en moyenne en 42 jours ;
  • une copropriété en 62 jours ;
  • un plex (2 à 5 logements) en 52 jours.

Autrement dit : si votre maison est affichée depuis quatre mois, vous êtes à environ trois fois le délai moyen. Le signal est réel, et il mérite un diagnostic — pas une baisse de prix réflexe.

Deuxième chiffre, celui qu’on oublie souvent : en août 2026, les prix médians de la grande région de Montréal étaient encore en hausse sur un an — +3 % pour l’unifamiliale, +4 % pour la copropriété, +2 % pour le plex. Le marché a bel et bien ralenti en volume (2 853 ventes en août, une baisse de 13 % sur un an), mais les prix, eux, ne reculent pas. Conclusion importante pour vous : si votre propriété ne se vend pas, ce n’est généralement pas parce que le marché s’effondre. C’est qu’il y a moins d’acheteurs en circulation, et que ceux qui restent comparent beaucoup plus qu’avant. Ils choisissent la propriété la mieux présentée et la mieux positionnée de leur courte liste — pas forcément la moins chère.

C’est pour ça que l’ordre des vérifications compte. Dans un marché où les prix tiennent mais où les acheteurs se font rares, la présentation et la mise en marché pèsent souvent plus lourd que les derniers 10 000 $ du prix demandé.

Avant de baisser le prix : la liste complète à vérifier quand une maison ne se vend pas

Voici, dans l’ordre où on les vérifie généralement, les éléments qui expliquent le plus souvent pourquoi une propriété montréalaise reste trop longtemps sur le marché.

Le prix est-il vraiment aligné avec le marché ?

Le prix se compare toujours aux propriétés vendues récemment dans le même secteur, pas aux propriétés encore affichées. Deux maisons semblables situées à quelques rues d’écart peuvent se vendre à des rythmes très différents selon l’état, l’aménagement ou même le type de rue. Vous pouvez aussi consulter notre guide des prix à Hochelaga-Maisonneuve pour vous faire une idée des tendances récentes du secteur avant de comparer votre propriété.

Un prix peut sembler raisonnable sur papier, mais être perçu comme élevé par les acheteurs actifs en ce moment, simplement parce que le marché a bougé depuis la mise en vente.

L’état et la présentation de la maison

Une odeur, un désordre, une pièce qui semble plus petite qu’elle ne l’est, un extérieur négligé : ce sont souvent de petits détails qui font hésiter un acheteur, sans qu’il sache toujours l’expliquer clairement à son courtier. Un léger rafraîchissement ou une meilleure mise en valeur (home staging simple, désencombrement, luminosité) peut parfois relancer l’intérêt sans toucher au prix.

Les photos et l’annonce en ligne

La grande majorité des acheteurs commencent leur recherche en ligne. Des photos sombres, mal cadrées ou trop peu nombreuses peuvent faire en sorte qu’une belle propriété soit ignorée avant même d’être visitée. La description de l’annonce doit aussi refléter ce qui distingue réellement la maison, pas seulement les caractéristiques génériques.

L’accessibilité pour les visites

Une propriété difficile à visiter — préavis trop long, horaires restreints, locataire présent, animaux — perd des visites potentielles sans même que le propriétaire s’en rende compte. Plus l’accès est simple et flexible, plus les chances de recevoir des offres augmentent.

La stratégie de mise en marché du courtier

Une annonce affichée passivement n’a pas le même impact qu’une mise en marché active : suivi avec les acheteurs potentiels, visibilité auprès des autres courtiers, ajustements en cours de route selon les commentaires reçus après chaque visite. Si les visites sont rares depuis le début, la stratégie mérite d’être révisée avant de toucher au prix.

Les conditions et le financement des acheteurs

Certains dossiers d’achat n’aboutissent pas à cause de conditions de financement, d’inspection ou de vente préalable d’une autre propriété. Ce n’est pas toujours visible de l’extérieur, mais un courtier expérimenté sait reconnaître ces signaux et ajuster la négociation en conséquence.

Le facteur saisonnier et le contexte du secteur

Le rythme du marché varie selon la période de l’année et selon les quartiers de Montréal. Une maison mise en vente à un moment plus calme peut simplement avoir besoin d’un peu plus de patience, sans que rien ne soit réellement problématique avec la propriété elle-même.

  • Comparer le prix aux ventes récentes, pas aux annonces actives
  • Revoir l’état général et la présentation intérieure/extérieure
  • Évaluer la qualité des photos et du texte de l’annonce
  • Faciliter l’accès aux visites autant que possible
  • Discuter ouvertement de la stratégie avec son courtier
  • Tenir compte du contexte saisonnier du secteur

Quand une baisse de prix devient la bonne décision

Une fois les éléments ci-dessus vérifiés et ajustés, si les visites restent rares ou si les commentaires des acheteurs pointent clairement vers le prix, une révision peut effectivement être la bonne étape. L’idée n’est pas d’éviter de baisser le prix à tout prix, mais de s’assurer que ce n’est pas un pansement posé sur un autre problème.

Une baisse de prix bien positionnée, accompagnée d’une mise en marché renouvelée, envoie généralement un message beaucoup plus clair aux acheteurs qu’une série de petites baisses successives.

Foire aux questions

Combien de temps une maison devrait-elle rester sur le marché avant de s’inquiéter ?

Le repère chiffré : dans la région métropolitaine de Montréal, en août 2026, le délai de vente moyen était de 42 jours pour une maison unifamiliale, 52 jours pour un plex et 62 jours pour une copropriété (données APCIQ, 4 septembre 2026). Passé 60 à 90 jours sans promesse d’achat sérieuse, il vaut la peine de refaire le tour complet du dossier. Au-delà de quatre mois, vous êtes à trois fois le délai moyen et il y a presque toujours une cause identifiable — souvent autre que le prix.

Est-ce toujours le prix qui explique qu’une maison ne se vend pas ?

Non. Le prix est souvent la première explication envisagée, mais la présentation, les photos, l’accessibilité aux visites et la stratégie de mise en marché jouent tout autant, parfois même davantage.

Faut-il changer de courtier si la maison ne se vend pas ?

Pas nécessairement, mais une conversation honnête avec votre courtier actuel sur les visites reçues, les commentaires des acheteurs et la stratégie en place est essentielle avant toute décision, qu’il s’agisse de baisser le prix ou de revoir l’approche.

Une baisse de prix envoie-t-elle toujours un mauvais signal aux acheteurs ?

Pas si elle est bien expliquée et accompagnée d’une remise en marché soignée. C’est surtout une succession de petites baisses répétées, sans changement de stratégie, qui peut donner l’impression que quelque chose cloche avec la propriété.

En résumé

Quand une maison ne se vend pas depuis plusieurs mois à Montréal, la solution n’est pas toujours de baisser le prix en premier réflexe. Prix, présentation, photos, accessibilité, stratégie de mise en marché et contexte saisonnier méritent tous d’être vérifiés d’abord. C’est exactement le genre d’analyse que font Marwa El Moustir et Michael Marcotte avec les propriétaires de l’est de Montréal, avant de recommander quoi que ce soit.

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Marwa El Moustir et Michael Marcotte, courtiers immobiliers RE/MAX dans l’est de Montréal, peuvent revoir votre dossier avec vous, sans jugement ni pression. Écrivez-leur via marwaetmichael.com pour faire le point.

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